Boni de Castellane

Ce blog est dédié à la vie et à l'oeuvre de Boni de Castellane, un dandy sous la IIIème République.

07 juin 2004

Notice familiale

Descendant d’une famille noble de Provence dont on retrouve l’origine à Senez et à Castellane dès le XeBoniface-Louis-André de Castellane-Novejean (1758-1837) était colonel de cavalerie quand il fut élu représentant de la noblesse du bailliage de Châteauneuf-en-Thymerais aux états généraux de 1789. Il y siégea parmi les libéraux mais fut arrêté comme suspect sous la Terreur. Retiré à la campagne, il fut appelé à la préfecture des Basses-Pyrénées, le 23 germinal an X (13 avril 1802). Maître des requêtes au Conseil d’Etat, il quitta son département en 1810. Nommé pair de France le 17 août 1815, il vota la mort du maréchal Ney. Nommé lieutenant général, le 1er mai 1816, il commanda la garde nationale de Toulouse. Boniface-Louis-André de Castellane épousa Adélaïde-Louise-Guyonne de Rohan-Chabot (1761-1805), puis Alexandrine de Rohan-Chabot (1763-1839). siècle,

Né du premier mariage de Boniface, Esprit-Victor-Elisabeth-Boniface, comte de Castellane (1788-1862), s’engagea à seize ans et fit les campagnes d’Espagne (1808), d’Allemagne (1809), de Russie (1812) et de France (1814). Il commanda à la fin de l’Empire le 1er régiment de gardes d’honneur. Colonel de hussards en 1816, maréchal de camp employé au corps d’armée d’occupation en Espagne (1824), inspecteur général de cavalerie (1829), lieutenant général (1833), inspecteur général d’infanterie (1834-1847), il était à Rouen en 1848 et s’opposa à la révolution. Mis à la retraite, il fut rappelé par Louis-Napoléon, qui le nomma commandant en chef de l’armée de Lyon puis sénateur et maréchal de France en 1852 pour l’aide qu’il lui prêta lors du coup d’Etat du 2 décembre. Commandant supérieur du 4e corps d’armée à Lyon (1859), Castellane a laissé un Journal qui fut publié en 1897. Le maréchal de Castellane avait épousé en 1813 Louise-Cordélia-Eucharis Greffulhe (1796-1847), fille de Louis, banquier successivement à Amsterdam, Paris et Londres. Cordélia Greffulhe fut la maîtresse de Châteaubriand et de Molé.

La fille du maréchal, Sophie (1818-1904), épousa Henri, marquis de Contades (1814-1858), attaché d’ambassade, député du Cantal, puis Victor, comte de Beaulaincourt de Marles (1820-1860), attaché militaire près l’ambassade de France en Prusse.

Le fils du maréchal, Henri de Castellane (1814-1847), auditeur au Conseil d’Etat, conseiller général et député du Cantal de 1844 à 1867, épousa en 1839 Pauline de Talleyrand-Périgord (1820-1890), elle-même fille d’Edmond de Talleyrand-Périgord, comte de Périgord et de l’Empire, duc de Dino, duc de Talleyrand, duc de Sagan, lieutenant-général, et de Dorothée Biron, princesse de Courlande, duchesse de Sagan.

Le petit-fils d’Henri de Castellane, Boniface-Marie-Ernest-Paul, dit Boni de Castellane (1867-1932), passa une partie de son enfance au château de Rochecotte (Indre-et-Loire), fit ses études au collège Stanislas et au collège de Juilly, servit au 15e régiment de chasseurs puis mena une vie brillante et mondaine. Député et conseiller général des Basses-Alpes de 1898 à 1910, il avait épousé en 1895 Anna Gould, fille du “ roi ” des chemins de fer américains. Les fastueuses réceptions données par Boni de Castellane, dandy, homme de lettres et ami de Marcel Proust, dans le palais à la façade de marbre rose construit à l’angle de l’avenue du Bois et de l’avenue Malakoff sur le modèle du grand Trianon sont demeurées célèbres, comme celles du château du Marais près de Rambouillet.

Stanislas de Castellane (1875-1959), frère de Boni, épousa en 1901 Nathalie Terry (1877-1962), fille de François Terry et d’Antonia Sanchez.

Posté par Boni à 16:15 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    bravo

    Bonjour,

    Bravo pour cet exellent travail!
    c'est quand meme incroyable qu'il ne reste qui ou 2 photo de ce merveilleux palais!!!
    Pauvre Boni mais votre travail le ressucite.

    Posté par Marc, 21 janvier 2011 à 00:22

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